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Guide · étape 3 sur 4

Configurer un agent IA : les erreurs qui coûtent cher

Sept défauts réellement mesurés en production — absences affirmées sans vérifier, chiffres inventés, actions annoncées jamais faites — et ce qu’il faut changer pour qu’ils cessent.

Aucune de ces erreurs ne produit de message d'erreur. C'est ce qui les rend chères : la conversation a l'air d'avoir bien marché, et le client est parti.

1. Le laisser affirmer une absence sans vérifier

Le défaut le plus coûteux, et le plus discret. Un visiteur demande une chose que vous vendez ; l'agent répond « nous n'avons pas ça » sans lancer la recherche. Aucune erreur n'apparaît nulle part — la conversation a l'air réussie. Mesuré chez nous : un agent branché sur un catalogue live a annoncé zéro résultat là où il y en avait vingt-deux. La règle : une absence s'annonce après vérification, jamais avant.

2. Croire qu’un résultat vide prouve l’absence

Un zéro peut venir de la requête, pas du stock. Même mesure : « maison » ne rend rien sur un catalogue indexé en anglais, « house » rend vingt-deux résultats. Avant de conclure, l'agent doit réessayer avec d'autres mots — et dans la langue du corpus, qui n'est pas forcément celle du visiteur.

3. Le laisser annoncer une action qu’il n’a pas faite

« C'est envoyé », « je transmets votre demande », « c'est enregistré » — sans qu'aucun outil n'ait été appelé. Le texte est plausible, le client attend un rappel qui ne viendra pas. Ça ne se voit qu'en croisant ce que le bot a DIT avec ce qu'il a réellement APPELÉ.

4. Le laisser avancer un chiffre qu’il n’a pas lu

La classe d'erreur la plus contagieuse : un volume, un prix, un délai qui ne figure dans aucun résultat d'outil. Ensuite il se recite comme un fait de votre site. Piège fréquent : le total d'une recherche est souvent plafonné par le moteur — le présenter comme un décompte de votre catalogue est une invention, même si le nombre est littéralement dans les données.

5. Mettre la doctrine dans une doc à côté

Les règles qui comptent vont dans la DESCRIPTION de l'outil, pas dans un document que personne ne charge. C'est là que l'agent les lit au moment de choisir. Une consigne au bon endroit change le comportement ; la même ailleurs ne change rien.

6. Confondre une panne et un manque

Une API qui renvoie 500 a déjà son circuit : supervision, alertes, journaux. Si vous demandez à l'agent de signaler aussi les pannes, le canal se remplit de bruit qui a déjà un propriétaire, et plus personne ne le lit. On signale ce qui manque, pas ce qui casse.

7. Croire qu’une consigne suffit à garantir un geste

Notre mesure la plus utile de l'année : un agent peut CITER une règle mot pour mot quand on la lui demande, et ne pas l'appliquer. Deux réécritures n'ont rien changé. Quand une règle procédurale ne passe pas en deux essais, le problème n'est plus la formulation — il faut un point d'ancrage déterministe dans le code, pas une troisième version du texte.

Questions fréquentes

Comment savoir si mon agent invente ?

En croisant ce qu'il a écrit avec les outils qu'il a réellement appelés, tour par tour. C'est mécanique et ça ne dépend d'aucun jugement : soit l'appel existe, soit il n'existe pas. Chez Animam c'est fait chaque semaine par un second modèle, distinct de celui qui tient la conversation.

Faut-il tout verrouiller pour être tranquille ?

Non, et c'est l'erreur symétrique. Un agent qui ne peut rien faire ne fait rien de mal et ne sert à rien. Ce qui doit être verrouillé, ce sont les gestes irréversibles — l'argent, les données personnelles, les engagements. Le reste gagne à être ouvert : c'est là que se trouve la valeur.

Mon agent répond bien. Est-ce que ça suffit ?

C'est la moitié de la question. L'autre est ce qu'il n'a PAS su servir, et elle ne se voit dans aucune conversation réussie. C'est l'objet de l'étape suivante.